Objectif Terre  | Au Nom de la Déesse-Mère

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"Le bateau le plus écolo, n'est-ce pas le bateau à voile ?" (France-Inter)

Publié par Olivier D sur 5 Juin 2017, 08:06am

"Le bateau le plus écolo, n'est-ce pas le bateau à voile ?" (France-Inter)

"Le bateau le plus écolo, ce n'est pas le bateau à voile ?" Excellente question posée par Dorothée Barba, journaliste de France-Inter (émission Demain la veille). Réponse de Victorien Erussard: "c'est trop facile". Mais la simplicité n'est-elle pas la mère de la beauté ? Pourquoi chercher à faire compliqué quand on peut faire simple et sobre ? 

Faire de la pédagogie sur l'architecture, le design des systèmes électriques à base de solaro-éolien ? L'intérêt de l'hydrogène n'est pas de gèrer l'intermittence  du solaro-éolien. Les batteries sont parfaites pour le stockage intra-journalier, elles le font très bien, avec une très haute efficience (et d'ailleurs le voilier sans mât et à hydrogène de Saint-Malo est équipé de batteries précisément pour la gestion intra-day).

L'intérêt potentiel dans le futur de l'hydrogène est de remplacer les systèmes de back-up à base de diesel (comme par exemple celui de l'ile de Tau, "l'île de Tesla", qui aujourd'hui est 95% autonome grâce au solaire + batterie). Mais aujourd'hui cela coûte 10 fois plus cher de faire cela selon Toshiba corp. Que 5 ou 10% de l'électricité annuelle provienne de générateurs diesel, cela n'a rien de catastrophique. De même un voilier classique assisté d'un moteur thermique de secours, c'est très pertinent. Il est d'ailleurs possible de produire à terre des carburants synthétiques à partir d'électricité solaro-éolienne.

Comme une étude australienne récente le montre, il est possible de parvenir à un taux de pénétration solaro-éolien de 90% uniquement avec 10 heures de stockage batterie. Il n'est pas utile d'installer 36 jours de stockage batterie pour les 10% qui manquent, l'approche du back-up thermique classique est la plus pertinente. Le back-up hydroélectrique ou géothermique est possible dans les pays qui jouissent de ressources satisfaisantes.

Vouloir remplacer les batteries par des systèmes de stockage hydrogène conduirait à un sur-dimentionnement des centrales solaro-éoliennes pour compenser la lourde inefficience énergétique des systèmes à hydrogène, et donc à un gaspillage des ressources (métaux, surfaces). Sans parler d'un problème majeur: le dessalement de l'eau de mer s'accompagne de rejets de saumures qui perturbent les écosystèmes littoraux en augmentant la salinité des eaux.

Olivier Daniélo
 

L'hydrogène c'est du pétrole en smoking

"(...) 
Selon le Financial Times, si Toyota mise autant sur la pile à combustible, ce n’est pas vraiment pour contribuer à libèrer le monde de sa dépendance envers les combustibles fossiles. Les stratèges du Ministère de l’écononomie japonais (METI), en accord avec Elon Musk, estiment que l’Hydrogène produit par électrolyse à partir de surplus d’électricité solaire ou éolienne n’est pas du tout viable et qu’il proviendra en réalité dans son énorme majorité d’hydrocarbures fossiles. Au Japon, l’hydrogène sera produit à partir de charbon australien. Le METI envisage de produire de l’hydrogène à partir de «vastes dépôts de charbon de basse qualité en Australie, avec séquestration du CO2 dans le sous-sol» révèle le Financial Times. «Ils envisagent des navires-tankers chargés d’hydrogène et navigant depuis l’Australie, apportant le combustible tout comme maintenant, mais laissant le CO2 derrière».

Le journaliste Daniel Cooper (Engadget) a une analyse similaire:«L’industrie du pétrole et automobile veut utiliser l’hydrogène contre la voiture électrique à batterie (…) La raison pour laquelle ces entreprises s’unissent autour de l’hydrogène ce n’est pas de sauver la planète».

Selon le Financial Times «Toyota ne le dit pas trop fort mais la grande difficulté de construire des piles à combustibles explique en partie l’attirance du Japon concernant cette technologie. Le business de la voiture électrique ressemble à celui des téléphones portables: simple, modulaire, facile à assembler et vulnérable aux nouveaux entrants provenant de Chine et de la Silicon Valley.» Si l’industrie automobile suit le chemin de l’hydrogène, le Japon sera bien positionné. Mais dans le cas contraire Tokyo aura commis «une erreur majeure» estime un expert du METI.

Selon un rapport récent du cabinet Lux Research «l’Hydrogen economy évolue d’une façon isolée, spécifiquement japonaise, et manque de soutien de la part d’autres acteurs, ce qui met en question la viabilité du concept».Lux Research estime qu’il s’agit du « syndrome de Galapagos » (...)
Dans un article intitulé «l’Hydrogène refuse de mourrir» (puis «L’hydrogène n’est pas encore mort») la MIT Technology Review estime que «L’hydrogène a été un flop dans le marché grand public, mais il est encore porteur d’un petit espoir dans les domaines industriel et militaire (…) Les tentatives pour convaincre le public ont échoué. Si certains constructeurs continuent de faire pression, d’autres, de manière croissante, se dirigent vers d’autres pensées» (...)"


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